Les vestiges du soir (le 24 septembre 2006)
Semaine bien étrange où le moral a oscillé comme la pointe d’un traceur, dessinant des montagnes russes, me portant aux nues comme l’ange exterminateur, plongeant aux abîmes ma pauvre carcasse, mon esprit chaotique.
J’ai acquis la certitude – il serait temps – que la fornication ne sauvera pas mon âme de l’ennui le plus mortel… Je me suis même surpris à rire tout seul et en direct des situations dans lesquelles mes bas-instincts de mâle m’avaient conduit… Oui ! je ne fus pas loin de me sauver à toutes jambes en lançant au ciel l’appel au secours le plus hilarant qu’il fût donné d’entendre… J’envie la maturité de ces êtres qui ont une conscience claire de cette routine inhérente à l’acte sexuel qu’on ne peut sublimer que de deux façons : soit en augmentant l’intensité de celui-ci – comme on le ferait d’une drogue – soit en en faisant de lui l’instrument d’une pure dérivation des sentiments… Pauvre romantique que je suis !
Ma plume est légère, glissante et complice… Rarement une telle aisance m’aura été donnée, mais rarement mon esprit aura été aussi vide, autant fatigué, incapable de produire la moindre idée, de saisir au vol celles qui par habitude y tournent encore, comme de pauvres prisonnières.