La contine des cantines (XXVIII)
Une raison de vivre.. la perfectibilité.
Le roi des boulettes et la reine des gourdes croyaient filer ensemble le parfait amour : mais allez donc mettre une boulette dans une gourde !
La vie est ce jeu auquel nous perdons toujours… à la fin. Apprendre à aimer ce jeu, envers et contre tout, n’est pas chose aisée quoiqu’en disent les joueurs chanceux… du début. Il nous faut donc occuper le terrain, ne jamais passer son tour, tenter de nouvelles combinaisons, tricher un peu car toutes les règles ne sont pas toujours bonnes à jouer.
Le taurillon à son papa : « peut-on avoir une queue entre les jambes et garder la tête froide ? »
Les trois étapes de l’éthylisme iskanderien : « je picole, je rigole, je somnole ».
Mais n’est-ce pas là la ruse ultime du libre arbitre que de laisser les Hommes s’anéantir par libre choix ?
L’instinct vital, ce quasi réflexe qui instille en nous l’amour inconsidéré de la vie n’offre malheureusement aucune perspective, n’ouvre aucune porte, ne répond jamais quand on l’appelle.
Le don du poète : s’envoler pendant que les autres dorment.
En chacun de nous réside une parcelle d’éternité…Notre vie consiste à enfouir ce trésor sous l’amas épais des scories, ces accessoires et ces futilités dont nous doublons le manteau de notre condition passagère.
La sagesse n’est-elle pas ce gain qui résulte d’une faiblesse croissante, de la régression de nos capacités “animales” ? Une forme de compensation offerte à l’Homme en échange de ses illusions de puissance ?
j’ai l’épiderme si épais qu’à peine ressent-il la piqûre du poinçon tandis qu’il ignore tout à fait la main qui s’y pose délicatement.