Sepultura + Slayer (Zenith, le 10 novembre 1998)

J’ai assisté seul, puisque Stéphane était indisponible, au concert parisien des trasheurs fous. J’ai ainsi réalisé un de mes vieux rêves de fan à l’instar de M. qui a vu dernièrement le concert des Bauhaus ressuscités (formidable moment, aux dires de tous ceux qui m’en ont parlé)… En première, partie jouait Sepultura, autre monstre du trash, avec un nouveau chanteur-brailleur black (Cavalera ayant quitté le groupe) : les Brésiliens surfent désormais sur la vague du néo-métal, assaisonnant leur musique de notes fusion, rap et roots… résultat peu convaincant, les morceaux laminoirs des premiers opus restant, pour le public bourrin des slameurs, insurpassables…

Quant à la prestation des Assassins, elle fut, comme je l’attendais, impitoyable et bruyante : la vitesse, la force des enchaînements, la sobriété de l’exécution, la technique des guitaristes ont laissé le public sans voix, sans force, saisi au corps par une tempête sonore, balayé comme un fétu de paille. Certes, Lombardo n’est plus là, certes, les survivants ne sont plus très jeunes et les nouveaux morceaux semblent plus complexes, plus nuancés, que les brûlots de la période Reign in Blood – Seasons in the Abyss. Qu’importent les flocons pourvu qu’advienne l’avalanche ! Vitesse et précipitation, tels étaient les mots d’ordre de la soirée, une série terrible venant illustrer la devise : “Evil has no boundaries”, “Hell awaits” et “War ensemble”. Epoustouflant, assommant, que dire ? Un moment magnifique qui a récompensé mes années de patience…

Laisser un commentaire