Archive pour janvier, 2009

Ma Ma Ma… Mia !

Posted in perlespépites on 29 janvier 2009 by laviedesbetes

Je sais maintenant pourquoi j’écoute du death metal et Gogol 1er…  Je n’avais pas dix ans quand je fus soumis à ce traitement de choc qui bouleversa à jamais mon équilibre mental. Repose en paix marri de la laine.

ritournelle en marches

Posted in iconographe on 29 janvier 2009 by laviedesbetes

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Le livre des lectures (XXVI)

Posted in citations on 28 janvier 2009 by laviedesbetes

“Il y a d’étranges pères, et toute la vie ne semble occupée qu’à préparer à leurs enfants des raisons de se consoler de leur mort.”

“Il faut rire avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri.”

“L’agrément est arbitraire : la beauté est quelque chose de plus réel et de plus indépendant du goût et de l’opinion.”

Jean de LA BRUYERE, Les Caractères

“Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à se laisser apprendre beaucoup de choses qu’on sait par des gens qui les ignorent.”

“Les économistes sont des chirurgiens qui ont un excellent scalpel et un bistouri ébréché, opérant à merveille sur le mort et martyrisant le vif.”

Nicolas de CHAMFORT, Maximes

“Le plus long chemin de ma main à l’objet est souvent le plus court chemin de mon désir à sa satisfaction.”

“Idéalistes ou matérialistes, les Systèmes tendent tous à décharger l’individu du poids de ses responsabilités, à les déjeter sur des appareils, des idéologies ou des mythes impersonnels. Tous les existentialisme replacent le poids du moinde et de son destin sur les épaules de l’homme personnel.”

“(…) si la nature humaine est tout entière et sans prédisposition, devant nous, résultante et non pas directrice, personne au monde n’a d’autorité pour condamner un homme ou une collectivité qui, dans l’énergie de la passion, pousserait le destin de l’homme à quelque forme exaltante d’inhumanité.”

Emmanuel MOUNIER, Introduction aux Existentialismes

Le vers à moitié vain (LXXXVII)

Posted in bouteille à l'encre on 26 janvier 2009 by laviedesbetes

Pont du jour

La rosée du ciel sur l’élan d’une ville,
La corolle d’argent posée sur l’horizon,
Quand je vais, de bon matin, froid de l’aube
Accroché à mes basques.

Embué du regard, devinant plus qu’on voit,
J’échappe un long soupir à la vue des vapeurs
Qui lentement volutent aux toitures de zinc,
Petits serpents d’ouate.

Au ponant, la nuit encore échoit
A ceux qui vont pressés, pas perdus au loin,
Où vont encore, les oiseaux des marées
Cherchant l’envol.

Du bout gourd de mes doigts, cette cité de taille,
Aussi belle qu’image, aussi lourde qu’enclume,
Impossible parure aux hommes dédiée
Du bout des lèvres.

L’azur lentement se fait roi des couleurs,
Echarpant les nuées, effaçant la pénombre
Acculant le nuage au versant de la Terre
Que j’ignore.

A mon cou les frimas et l’élan de ma joie
D’avancer, comme on court, au beau milieu des vies
Poussées à la roue d’un quotidien banal,
Du jour qui pointe.

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Et la brume, et l’hiver…

Et la brume tournoie sur les flancs d’une côte
Et l’hiver virevolte au long de la jetée…
Une brume qui boit l’appel des chalutiers,
Croisant le fer d’une coque et le froid des flots ;
Un hiver qui taquine les joues, qui endort
La méfiance et les cris des d’oiseaux frileux.
Nous avançons, pliés en deux par la bourrasque,
Encapuchonnés, calfeutrés dans la doublure
Et l’ouate des manteaux trempés jusqu’à la corde…
Sur nos têtes, pleuvent les larmes glacées du ciel.
Le petit phare est proche maintenant : autour,
La joie de l’océan qui s’amuse à tout rompre,
Gravissant, comme on glisse, un mur de cathédrale.
Nos rires d’enfants éclaboussent la pénombre
Et poussent au loin le « Hourra ! » des conquérants.
La trombe monte au ciel avec tous nos espoirs,
Avec tous nos appels à d’autres avalanches.
Il en va de l’humain comme de l’ouragan
Des limbes surgissant pour se frayer passage
Au milieu des brisants vers la rive assassine
Où l’élan d’une vie ensemence un désert.

Nous revenons chargés des lourds paquets de mer
Qui inondent le cou, ruissellent sur les cuisses.
Et nous rions toujours quand nous entrons au chaud
D’une brasserie du port. Nous rions encore,
Passé le seuil, sans un seul regard aux clients,
Sans témoigner d’égards aux femmes des bourgeois…
Et la brume et l’hiver ont soudain fait silence.

Classical electronica bordelo…

Posted in videodrome on 24 janvier 2009 by laviedesbetes

Les vestiges du soir (le 13 juillet 2006)

Posted in archéologie on 24 janvier 2009 by laviedesbetes

La force des femmes réside, contrairement à ce que l’on en dit, dans une meilleure maîtrise de leurs nerfs, de leurs crises d’angoisse, dans le fait qu’elle résistent mieux que nous aux bouleversements et aux imprévus, qu’elles maintiennent leur assise plus facilement quand tout est sans dessus dessous… L’homme, pour sa part, est davantage “symétrique” : notre apparence est le plus souvent conforme à ce que nous ressentons. En conséquence, nous souhaitons partager, bien plus que nos compagnes, les mauvaises passes que nous traversons, appelant plus facilement au secours lorsque le piège se referme… Certes, une étrange mauvaise foi – serait-ce de l’inconscience ? – nous convainc du contraire, ancre en nous le sentiment de notre autosuffisance, celui également de la vulnérabilité des femmes.

Ainsi, je crois que nous sommes quelque peu dilettantes, nous les hommes, privilégiant le plus souvent les situations les moins contraignantes, les paroles et les actions qui n’engagent pas : les virées de compères, les abus de bonne chère, l’excès de boisson, les jolies femmes qu’on accroche d’une baliverne, le petit coup vite fait,… J’ai compris avec le temps que les femmes n’étaient pas si différentes, sauf que, peut-être, elles n’affectent pas des mêmes priorités, ni de la même valeur, les items de la longue liste des petites choses de la vie.

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Autant est-il nécessaire de conserver de la légèreté et de la joie dans sa vie, autant il faut doser les exigences et les renoncements auxquels nous conduisent et notre nature et les contraintes qu’elle peut subir. La navigation s’avère délicate, truffée de pièges, rétive aux calculs d’intérêt tout comme au pari… Carybde et Sylla veillent à chaque changement de cap ! J’entrevois aujourd’hui qu’il vain d’aspirer aux sommets où nous exilent l’idéal et la soif d’absolu, quand, en même temps il nous faut céder aux appels de l’instinct, aux assauts du bas-ventre… Le mépris de soi, qu’il affecte tout ou partie de notre être, est illusoire en définitive.

La contine des cantines (LIII)

Posted in contines on 23 janvier 2009 by laviedesbetes

Le monde est un empire à ma botte : dommage que je ne sois qu’un nain !

L’Homme est cet animal qui rêve qu’il n’en est pas un ; chassez le rêve, vous tuerez l’animal…

Epitaphe d’un frustré : « j’aurai approché tout ce que je convoitais, la littérature et les femmes, l’aventure et la gloire. Certes, j’ai souffert toute ma vie, mais sans jamais ressentir le moindre mal ».

L’état d’hébétude dans lequel se trouve généralement l’innocent fait de lui un véritable pousse au crime.

L’individu occidental ne sait pas encore que de l’ordre mondial enfanté par lui, ordre auquel il souscrit de toutes ses forces, même lorsqu’il fait mine d’en combattre les manifestations excessives, naîtra une société bien plus inégalitaire et fermée que toutes celles à la destruction desquelles il aura œuvré. Les perspectives d’évolution du monde portent déjà la marque de cet avènement.

La chronique des temps futurs racontera à nos enfants les tentatives désespérées de quelques créatures névrosées pour élargir l’horizon de l’humanité… Fleuriront dans les manuels d’histoire des récits édifiants sur les académies souterraines, les sociétés secrètes, les groupuscules de pensée, qui démontreront, s’il en était encore besoin, que le vers de la révolte rongeait le fruit défendu autant chez les ilotes que chez leurs maîtres.

La femme fatale l’est surtout à elle-même.

Aimer une femme, c’est vouer son âme à une icône, son cœur à une princesse, son corps à un prédateur de haut vol.

circonvolutions élévatrices

Posted in iconographe on 21 janvier 2009 by laviedesbetes

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Chroniques du cirque (LXV)

Posted in chroniques on 17 janvier 2009 by laviedesbetes

Avec Didier pour la très belle exposition consacrée au Futurisme au Centre Pompidou. Je connaissais Marinetti depuis ma visite à la Fondation Maeght où étaient exposées, il y a plus de dix, des sculptures et des toiles de Malevitch. A l’époque, je croyais naïvement que l’auteur du Manifeste futuriste (1909) était le créateur de ces étranges toiles illustrant les intenses provocations du théoricien auxquel le maître russe vouait une intense admiration. J’ignorais tout de Carrà, de Balla ou de Boccioni que cette exposition présente dans un ordre presque semblable à celui proposé par la galerie Bernheim-Jeune en 1912 qui fit connaître aux Parisiens ce mouvement inspiré de la philosophie d’Henri Bergson et qui répondait aux injonctions volontairement provocatrices de son chef de file. Celui-ci propose, et ce bien avant Dada ou les Surréalistes, de dynamiter non seulement la peinture et l’art, mais également une société, vouée tout entière, selon Marinetti « à la violence culbutante et incendiaire ». Etrangement, ce courant esthétique, passionné de technique et de progrès scientifique, aussi peu abstrait que possible dans ses motifs d’inspiration (bolides en tous genres, villes, usines et gares,…), annonce, parce que naviguant sur cette vague vitaliste qui allait emporter et les empires et leurs vieilles croyances, le déchaînement de la première guerre mondiale que ses partis-pris vitupérant semblent prédire. De petits flyers, accessibles en libre-service, résument quelques unes des provocations futuristes : « nous déclarons qu’il faut se révolter contre la tyrannie des mots harmonie et bon goût », « le temps et l’espace sont morts hier » ou encore « place à la pioche futuriste !!! Montmartre aura vécu ».

L’exposition propose en contrepoint des œuvres des futuristes italiens, des productions contemporaines de Braque, Léger et Picasso, indiquant à quel point les deux courants se sont enrichis l’un l’autre : les cubistes initiant les futuristes à leur palette de couleurs vives, les futuristes apportant aux cubistes leur nuancier de teintes sombres. A noter un bronze magnifique de Picasso qui représente, noyé dans une matière sombre et anguleuse, un visage énigmatique, totalement déshumanisé, qui ne dépareille pas d’avec l’assemblage de toiles, parfois froides, aux reflets métalliques, qui ornent des panneaux d’un blanc immaculé. Ce qui est étrange, pourtant, lorsqu’on prend la peine d’y réfléchir, c’est la quasi-disparition, dans la mémoire commune, de toute référence à ce courant alors que s’y rattache tout ce que Paris, Berlin, Moscou ont pu produire jusqu’au milieu des années trente en matière de création artistique, que ce soit dans le domaine des arts plastiques, que dans ceux de la musique ou de l’architecture. Le futurisme, qui prétendait englober dans sa démarche, tout le savoir humain, semble avoir été effacé des tablettes alors qu’il irriguait en profondeur l’art de son siècle (cubo-futurisme russe, avant-garde anglaise,…) et que les plus grands s’en réclamaient (Duchamp, Delaunay, Malevitch par exemple), n’était-ce que pour s’en démarquer ! Nous en étions là de nos réflexions personnelles quand j’ai compris à quel point nous avions pu être mentalement engourdis par nos maîtres à penser. A la façon d’un Ezra Pound, aujourd’hui totalement oublié alors qu’il était un des plus grands poètes de son temps, les artistes futuristes ont subi de plein fouet l’épuration intellectuelle à laquelle s’est livrée l’intelligentsia européenne, en cela fortement inspirée par « l’avant-garde du prolétariat ». En effet, l’inspirateur de ce courant esthétique ne fut-il pas à l’origine de la création – même si, plus tard, il défendit l’art dit « dégénéré » – des faisceaux italiens au lendemain de la guerre ? L’impasse fasciste n’a-t-elle pas condamné Marinetti et ses comparses à l’oubli, probablement comme les staliniens ont effacé des photographies de propagande le visage de ceux qui avait été liquidés par le maître ? J’ai feuilleté ce soir l’ouvrage de référence qu’est L’Histoire de l’Art de Gombrich : dans le chapitre, certes très court, qu’il consacre à l’art moderne, pas une seule fois le nom d’un artiste futuriste n’est cité.

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/8A7DB015D6F71FF3C12574C0005075B1?OpenDocument&sessionM=2.2.1&L=1

Stalinite aiguë !

Posted in perlespépites on 17 janvier 2009 by laviedesbetes

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Paul Eluard – Ode à Staline (1950)

“Staline dans le coeur des hommes
Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
Staline récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir sur la vie
Car la vie et les hommes ont élu Staline
Pour figurer sur terre leurs espoirs sans bornes.

Et Staline pour nous est présent pour demain
Et Staline dissipe aujourd’hui le malheur
La confiance est le fruit de son cerveau d’amour
La grappe raisonnable tant elle est parfaite.”

Louis Aragon, Les Lettres Françaises, mars 1953

“Merci à Staline pour ces hommes qui se sont forgés à son exemple, selon sa pensée, la théorie et la pratique stalinienne ! Merci à Staline qui a rendu possible la formation de ces hommes, garants de l’indépendance française, de la volonté de paix de notre peuple,de l’avenir d’une classe ouvrière, la première dans le monde montée à l’assaut du ciel et que l’on ne détournera pas de sa destinée en lui faisant voir trente-six étoiles étrangères, quand elle a de tels hommes à sa tête !”